À quoi ressemble mon supérieur idéal ?

Un jour, je me suis demandé quel cadre a vraiment fait la différence dans ma carrière de près de 20 ans ? Et comment ? Un choix difficile : je pourrais citer quelqu’un dans toutes les organisations qui figurent sur mon CV. Mais pourquoi eux ? Que manquait-il aux autres ?

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Stéréotypes

J’ai classé la plupart des managers dans une des deux catégories stéréotypées : les gentils et les maniaques du contrôle. Les gentils étaient trop… gentils. Tout était trop facile. Ils ne me stimulaient pas et ne me donnaient aucune direction à suivre. Les maniaques du contrôle m’orientaient, au contraire, avec une trop grande insistance. Ils décidaient tout. Et ils m’ont ainsi privée de ma liberté de manœuvre et de mon désir de me développer.

Ils ont tous contribué positivement à ma carrière. Mais mes supérieurs idéaux sont ceux qui ont réussi à transcender ces stéréotypes.

Plus qu’un leader

On attend beaucoup d’un leader. Il s’adapte toujours et joue le bon rôle : coach, camarade, mentor. Il cherche en continu un équilibre entre la tâche, la relation et le changement. Et il stimule et motive ses collaborateurs. Il leur indique la voie à suivre, mais ni trop ni trop peu. Oui, chaque manager la confirmera : le leadership n’a rien d’une évidence.

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Par ailleurs, le leadership n’est pas à sens unique : les travailleurs doivent eux aussi apporter leur pierre à l’édifice. C’est pourquoi j’ai toujours bâti un véritable partenariat avec mes supérieurs. Ils jetaient les bases. Je créais un cadre qui donnait du sens à mon rôle. Un peu comme une copropriété proactive.

Connexion

Dans le cadre de cette collaboration, nous faisions le point sur mes attentes, mes ambitions et mes objectifs. Je me mettais au travail avec mes connaissances et mon expérience. Je me sentais impliquée parce que mon point de vue servait à quelque chose. Une réelle connexion entre le collaborateur et le leader.

Et c’est précisément un des défis des leaders modernes. Il y a 50 ans, le patron tirait seul les ficelles. Aujourd’hui, il tient compte de l’opinion de ses travailleurs. Un bon leader leur donne de l’autonomie, les implique et exploite leurs talents. Ou il les laisse partir s’il se sent incapable de leur offrir ce dont ils ont besoin.

Mon leader idéal

Mon supérieur idéal fait concorder l’humain et la fonction, la passion et le talent, les objectifs et les attentes. Il revoit son développement comportemental et son état d’esprit. Il instaure un climat de confiance, de pertinence, de maniabilité et d’intrapreneuriat. Il oriente ses collaborateurs et mise sur l’efficacité et l’engagement, sur l’amélioration continue et sur les capacités d’adaptation. Il encourage ses travailleurs à adopter le bon comportement et crée ainsi de la valeur pour le client, l’organisation et la société.

Vous vous reconnaissez ? Vous êtes alors le supérieur idéal à mes yeux.

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