Faisons du « Nouveau Travail » bien plus qu’un slogan !

On résume aujourd’hui encore trop souvent le Nouveau Travail (NT) à l’application d’horaires et de lieux de travail flexibles. Dans le même temps, le Nouveau Travail est généralement associé au besoin des jeunes générations d’avoir une plus grande influence sur l’équilibre vie privée-vie professionnelle et sur leur propre organisation du travail. Deux aspects qu’il convient ici de clarifier.

Le Nouveau Travail requiert un investissement

Tout d’abord, le NT n’est viable à long terme que s’il est ancré dans la culture de l’organisation qui le met en place. Autrement dit, tant les travailleurs que leurs responsables doivent s’investir. Le maître mot ? La confiance. L’employeur laisse son collaborateur libre d’organiser son travail. À lui de ne pas trahir cette confiance.

Le NT implique donc automatiquement qu’une organisation renonce au « contrôle » des heures prestées et de la présence physique sur le lieu de travail. Cela ne signifie toutefois pas que l’on peut faire abstraction de la qualité et des délais. Les collaborateurs en sont et en resteront responsables.

L’entreprise les soumet à une obligation de « résultat » (« je m’engage à obtenir un certain résultat ») et plus à une obligation de « moyens » (« je suis disponible pendant x heures). Tous les collaborateurs n’apprécient pas nécessairement cette manière de travailler. Certains d’entre eux ont besoin d’une structure et d’un cadre clairs au travail. En ce sens, il est important qu’une organisation laisse à ses travailleurs le soin de décider s’ils souhaitent ou non travailler de la sorte, sans l’imposer à tous de manière unilatérale.

En marge de la culture d’entreprise et du degré d’autonomie, d’autres éléments contextuels sont nécessaires pour pérenniser le NT à long terme dans une organisation. Épinglons le libre accès aux connaissances et aux informations (accès permanent à Internet pendant les heures de travail !), la numérisation des documents et des rapports ou une infrastructure IT performante qui permet le travail à distance. En bref, le Nouveau Travail est souvent assimilé à trois éléments : bricks, bytes and behaviour.

Le Nouveau Travail, bien dans son époque

Le NT est-il un besoin propre aux jeunes générations ? Ces dernières ont-elles d’autres valeurs que les générations précédentes qui ne se posaient pas cette question ?

Lire aussi : « Le choc des générations, un choc de perception »

Non : il n’existe actuellement aucune preuve scientifique de la divergence, entre les générations, des valeurs humaines profondes comme le besoin de sécurité et de protection. Nous observons néanmoins une évolution du contexte dans lequel la nouvelle génération a grandi. Des tendances et des facteurs tels que le développement des possibilités technologiques, les outils de communication et la problématique de la mobilité géographique avec ses temps de parcours imprévisibles stimulent la demande de NT. Mais soyons honnêtes : il reste un privilège pour quelques bienheureux en Belgique, comme l’illustre le graphique ci-dessous :

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