Le cauchemar du navetteur

Le quotidien du travailleur belge est mouvementé : il commence souvent sa journée dans les embouteillages ou subit les retards frustrants des transports en commun.

Nous avions vu, dans un précédent communiqué de presse, que la durée du trajet domicile-lieu de travail pouvait provoquer du stress aux navetteurs. Mais qu’en est-il de leur bien-être ? Selon une étude belge menée par Toon Zijlstra (Université d’Anvers) « Le mal du navetteur : temps de trajets et bien-être », il semblerait que ces trajets peuvent en effet avoir un impact négatif sur le bien-être du travailleur.

Réalisée auprès de 44 000 personnes dans 34 pays européens, cette recherche révèle que plus les trajets sont longs, plus ils ont un effet négatif sur le bien-être des navetteurs et plus ils stimulent l’absentéisme. Si le navetteur « léger » est en moyenne absent 4,5 jours par an, le navetteur « lourd » (qui passe plus de 3 heures par jour sur la route) peut être absent jusqu’à 7 jours par an.

Une note de 6,9/10 attribuée à son bien-être

Cette étude s’inscrit parfaitement dans la lignée d’autres recherches internationales.

  • Selon une étude menée par le gouvernement britannique, ceux qui réalisent de courts trajets attribuent un 7,3/10 à leur sentiment de bien-être alors que ceux qui sont sur la route plus longtemps n’octroient qu’un 6,9/10.
  • L’Université de Waterloo au Canada a démontré que plus le trajet domicile-lieu de travail est long, moins vous êtes satisfait de votre vie en général.
  • Une étude américaine ajoute que les navetteurs de longue distance ont moins de temps pour cuisiner sainement ou dormir suffisamment.

Quel type de navetteur ?

C’est un fait : certains navetteurs sont plus heureux que d’autres. Le pire ? Prendre le bus pour se rendre au travail. Passer plus de 30 minutes dans le bus aurait les pires effets sur le bien-être. À l’inverse : le train affecte moins les navetteurs, à condition que la durée du trajet reste inférieure à une demi-heure. Les cyclistes semblent, quant à eux, être les plus heureux des navetteurs.

Attention toutefois à ne pas enfourcher le vélo plus de 15 à 20 minutes, après quoi il sera nécessaire de s’arrêter pour reprendre son souffle.

Quelques conseils aux employeurs :

Vos collaborateurs sont souvent confrontés à ce problème ? Pas d’inquiétude, les effets négatifs des trajets seront presque entièrement compensés par un bon revenu, des collègues agréables, un endroit confortable pour travailler…

De plus, proposer plus de flexibilité quant au lieu et au temps de travail allègera sans aucun doute le quotidien de vos collaborateurs.

Vous souhaitez plus d’informations sur le thème de la mobilité ? Consultez notre Human Interest complet. 

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