L’importance d’un contact en cas d’absence de longue durée

Lors de notre white paper annuel sur l’Absentéisme en 2015, nous avons constaté une augmentation jamais vue de 14% des absences de longue durée, qui sont passées plus précisément de 2,50% en 2014 à 2,84% en 2015. Cette explosion, combinée au fait que les absents de longue durée reviennent rarement spontanément, nous amène à la question : « comment abordons-nous ce problème de l’augmentation des absences de longue durée ? »

Nous abordons, à travers notre white paper, diverses étapes afin d’appréhender cette problématique. La définition d’une stratégie de réintégration occupe une place centrale dans le processus de guérison. Un élément important consiste à garder le contact pendant l’absence.

Nous sommes, en effet, persuadés que le contact durant l’absence peut avoir un effet positif sur la réintégration d’un collaborateur sur le marché du travail (que ce soit ou non dans la même fonction ou la même entreprise). Nous avions déjà publié un blog reprenant les conseils de notre infirmière au sujet du contact pendant l’absence. Dans ce blog, elle met l’accent sur le contact entre le dirigeant et son collaborateur ou sa collaboratrice.

Il est essentiel de montrer de l’intérêt et de l’empathie envers le collaborateur : comment vas-tu ? Quelles sont les nouvelles ? Es-tu au courant des aides que nous pouvons t’apporter ? Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’objectif d’un contact pendant l’absence n’est pas de contrôler mais bien de soutenir le travailleur.

La littérature nous apprend que les facteurs biologiques (les plaintes physiques) jouent, avec le temps, un rôle de moins en moins important en cas de maladies de longue durée. Les facteurs psychologiques et sociaux par contre augmentent : est-ce que je vais encore pouvoir suivre ? Que vont dire les collègues ? Tout le monde a déjà eu une formation sur le nouvel outil, vais-je être dépassé(e) ? Pourrais-je encore travailler sur les mêmes projets ? …

Un contact pendant l’absence est dès lors une occasion idéale pour écouter et discuter des doutes éventuels. C’est également un bon moment pour informer le collaborateur des nouveautés du service. Il peut s’agir d’informations tant sur le contenu (fonction et organisation) que sur la société (les collègues). Peut-être le collaborateur souhaite-t-il partager un message avec le reste de l’équipe ?

Outre l’expression de votre préoccupation, discuter de certains doutes et informer le collaborateur, c’est également une opportunité de parler de choses pratiques. C’est l’occasion de discuter de l’évolution du processus de guérison et de sa durée. L’objectif est d’obtenir une vue réaliste sur la date de retour afin de prendre les actions nécessaires. Si la fin de la période d’absence approche, on peut aussi préparer ensemble la reprise du travail.

Contrairement à ce que pensent, ou craignent, de nombreux dirigeants, la conversation ne doit pas être longue. Une discussion courte suffit souvent pour garder le contact avec le collaborateur et maintenir, ainsi, un lien et une implication.

Securex a pris cette problématique à bras-le-corps et réalise d’ailleurs régulièrement des études afin de rester au courant des derniers chiffres et tendances. Avec ces informations, nous pouvons, en tant que consultants, guider correctement nos clients et leur proposer de mettre en oeuvre des solutions adéquates.

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Publié dans Bien-être

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